Episode Fourre-Teen (pardon famille tout ça…)
Ca y est, nous avions trouvé un moyen de convertir la boustifaille magique en monnaie sonnante et trébuchante, et chacun cajolait son pactole en rêvant à ses futures possessions matérielles.Pour ma part j’en dépensais une moitié et distribuais l’autre autour de moi, sous forme de cadeaux ou d’argent liquide, selon qu’ils acceptent l’un ou l’autre.
Il m’avait paru impératif de donner ce que je pouvais, ils sont ma famille mes amis mon clan mon réseau, m’en auraient t’ils voulu si je ne l’avais pas fait? Non j’en suis sur (sauf pour les plus vénaux d’entre eux et je leur pardonne).
Offrir me procurait un immense plaisir mais je ressentais alors l’acide sentiment de me débarrasser d’une faute, comme si je leur devait quelque chose, comme pour effacer une culpabilité, racheter toutes les fois (grandes ou petites ) où je les ai négligés, deçus ou trompés.
C’est le passage du statut de sympathique glandeur notoire, à celui du glandeur riche et honteux. Leurs regards se font interrogateurs quand ils réalisent cette brusque transformation en père noel mais on envoie jamais le père noel se faire foutre……sauf s’il a vraiment l’air vraiment louche…:
Vu que j’avais détruit la voiture de mon père quelques mois auparavant, je décidais de lui offrir un beau vélo, mais ma surprise tourna mal.
-”Mais tu as du le payer une fortune ce vélo! Depuis quand est ce que tu roules sur l’or toi ?” Me demanda t’il.
-”Bah tu sais je l’ai pas payé très cher, c’est Fabrice qui me l’a dégoté, et puis je te dois bien ça? non?” Mon sourire se crispa.
-”Ecoute j’ai entendu dire que tu à gaté tes cousines et ta grand mère, t’as gagné au lotto ou quoi?”
-”Euh non mais on a revendu quelques vieux machins avec les copains et maintenant on dépense un peu…”
Mon Padre fronça les sourcils
-”Ca m’a l’air parfaitement louche cette histoire! Touves toi un boulot honnête ! Toi et ta bande me faites penser à des mafieux! Qu’est ce que vous trafiquez à la fin ?! Vous arnaquez les gens ? Vous volez des grand-mères? ”
-”Mais non Papa, on fait rien de mal je t’assure !”
-”Mais alors dis moi d’où ça vient! Sinon tu peux reprendre ton vélo volé…”
-”Désolé, je peux juste te dire que ce n’est ni légal ni illégal, ne t’inquiète pas y’a pas de problèmes, et si tu veux pas du vélo je comprends mais sache que je voulais juste te dire merci pour tout… à bientot Papa .”
J’enfourchais mon vélo en méditant sur ma situation de riche menteur, direction la planque…
Je me sens coupable… Je n’ai pas été un petit fils, un fils, un frère, un cousin, un ami, un amant parfait …(sans être un monstre non plus..). Je n’ai fait qu’essayer vaguement, “trop occupé à vivre ma vie”.
Par des choix égoistes que je qualifierais, pour ma défense, d’inconscients, j’ai accumulé un fardeau d’erreurs de toute sortes et de toutes tailles .
Alors lorsque se racheter devient facile j’en profite couardement, mes cadeaux font sincèrement plaisir, mais je garde la sensation que ce n’est qu’un bricolage affectif.
Je paye en monétaire pour racheter mes pêchés (si pêchés il y a ?), mais n’aurais je pas pu me racheter autrement ? Passer plus de temps avec ceux qui comptent pour moi et abandonner les quêtes sans fin est une solution mais il est déja trop tard ou encore trop tôt. Je suis déja trop égoiste et pas encore assez sage.
avril 10th, 2008 at 4:57
Je trouve un peu trop consensuel la fin…. genre la moral, passer plus de temps avec la famille tout ça… bon ok, dans le fond je suis OK, mais bon, comme on dit chez nous : “Allez droit dans le mur, mais y aller en se marrant !!”
avril 10th, 2008 at 8:32
Tout à fait d’accord, je comprends que l’écriture de ce texte/roman/essai/nouvelle/conte/histoire/etc… te serve de catharsis mais c’est beaucoup trop lèche-cul… Moi, je veux des bagarres géantes avec des bras arrachés et des vulves en veux-tu en voilà, pas des espèces de sentiments de culpabilité à la mords-moi le zguègue.
En plus, encore un signe de lèchecutisme, c’est que tu cherches même pas à te camoufler adroitement derrière un perso qui te correspondrait peu ou prou: non, c’est bien l’histoire de Roo qui bade (et qui tarde à introduire le perso sublime que je pourrais incarner; je conçois qu’après ce que j’écris, il est fort possible qu’il n’apparaisse finalement jamais).
Bref, un pote c’est fait pour dire ce qu’il pense, même si ça fait pas plaisir: honnêtement, je me réjouissais de lire cet épisode, mais je dois dire que je suis un peu désappointement: l’ambiance de camaraderie team-kabanesque qui caractérisait les ziposodes précédents laisse malheureusement la place à une soupe de sentiments et de pseudo-dilemmes qui n’ont plus leur place que dans les contes de la comtesse de Ségur (que j’abhorre par dessus tout).
Appréciation globale: “Résultats en baisse;finit ce trimestre de façon mitigée. Ressaisis-toi!”
Et avant tout: mille pardons
avril 11th, 2008 at 3:41
Je prends vos critiques en compte.
Malheureusement l’écriture me sert de défouloir et de psychanalyse gratuite.
Je suis bien conscient que c’est leche cul mais ça reste sincère.
Bref dites vous que c’était un épisode de transition censé refléter le désaroi que provoque ma soudaine richesse…
Pour Skunk: tu devais arriver dans le prochain épisode mais maintenant j’hésite….(nan sans rire ton heure approche)
avril 12th, 2008 at 6:42
4/20
avril 13th, 2008 at 1:28
Pute vierge !!! 4/20!!! espece de chèvre des balkans !! tu crèves au prochaine épisode.
avril 14th, 2008 at 11:01
Ta raison Rooo, écrit pour toi, ne rentre pas dans le vice de céder au moindre caprice de tes lecteurs… Montre leur que ces montagnes de fric ne servent a rien, et que le bonheur se trouve probablement plus dans la simplicité volontaire. (Et moi j’arrive quand????)
avril 15th, 2008 at 1:21
(Lèche-cul de Rooo)
avril 16th, 2008 at 8:57
Tg lunette :p
mai 27th, 2008 at 2:24
Mah qué , kés ké cé ça, moi yé suis d’accord pour lé vélo, en carbone et monté campagnolo de préférence, yé né serai pas régardant sour l’origine
mai 28th, 2008 at 1:22
en tant que personne directement concernée, je perçois (je reçois même en plein visage paf) le bien-fondé de ton méa culpa et qui a le mérite d’être sincère ; et je trouve honnête et courageux quand même de le faire savoir même si c’est par le biais du roman.
Sûr du point de vue des potes, n’en n’ont rien à cirer et je comprends leur désappointement.
Cependant, je me permets de faire remarquer que ce méa culpa ne constitue pas un crédit des “lâchetés” qui pourraient se produire dans le futur…à méditer. En attendant, je te précise, cher fils Roo,que papa m’a bien offert un vélo en remplacement du baleineau…
Je te schmoutze ; une mère qui ne sait pas être autrement que bêtement admirative…
mai 28th, 2008 at 1:23
Père, cousines, grand-mère… ms où sont Mère et Soeurette de Roo ds la liste?
Pr te faire pardonner, Roo, tu peux faire de moi un personnage honni : perfide, matérialiste, Vampirella, conformiste à mort … défoule-toi!
Heu, pr ta mère par contre, vas-y doucement, je te laisse voir…
juin 2nd, 2008 at 1:05
mah ! c’ta histoir de vélo voulé, mah cé koi ça, diou biban, d’aquet arnapi !