Episode faieveu
Après avoir paradé quelques instants, Fab revient s’asseoir à mes cotés.
Je lui demande aussitôt: “Mais qu’est ce qui t’a pris ?”
Il me répond : ” Ben quoi?…Tu le voulais ou pas ce frigo…?”
-” Si si, je le veux ce frigo mais ca me gêne de te devoir de l’argent et en plus t’auras plus assez pour le canapé dégeu que t’avais repéré”
-”Oh t’inquiète pas, de toute facon je l’aurais foutu à la cave en attendant d’avoir de la place… et pour les vingts euros ben… tu me rembourseras quand tu seras riche!!!” me dit il en souriant.
-”Merci vieille bannane…et au fait qu’est ce que t’a dit au chauve à béret pour qu’il lache l’affaire???”
Un sourire de gredin, de vaurien, de malotru, de crapule, bref un sourire qui lui va si bien, éclaira son visage et il me dit sur le ton d’un conspirateur:
“Je lui ai dit: “SI TU OUVRES LA BOUCHE, JE TE CROQUE LA CAROTIDE.” Et apparament il a cru que je serais cap de le faire!!!”
Nous rions si fort que les larmes nous en viennent et c’est le commisaire priseur qui nous fait taire par un méchant regard.
L’enchère tire à sa fin, le canapé que Fab convoitait lui passe sous le nez, mais nous avons quand même le frigo.
Un employé nous indique où récupérer notre achat, et nous venons nous y garer avec la camionette. Mon frigo (je devrais dire notre frigo) est plus lourd qu’un frigo moderne et nous luttons un peu pour le soulever et le caser.
Nous fumons une cigarette bien méritée sur le parking et fab me demande:
-”On le fout chez toi, tu me refiles ton ancien frigo et on oublie les vingts euros que tu me dois ?”
-”D’accord ça marche” lui répondis-je “Mais si on le monte chez moi il nous faut de l’aide…”
Je sors mon portable et compose le numéro d’un autre de mes exceptionnels amis, Max .