Episode fourre
Fab et moi finnisons notre visite de l’entrepôt et rien d’autre ne retient notre attention.
Le moment des enchères est arrivé, un employé dévolu à cette tache nous guide et nous prenons place dans la grande salle . Quand tout le monde est assis, Fabrice me demande :
-”le frigo tu veux te le payer? T’a combien?”
-”bah j’ai seulement trente euros, j’espère que ça suffira”
Les enchères commencent, certains lots sont très prisés et les prix grimpent vite, alors que d’autres ne s’éloignent guère du prix de base définit par les huissiers
Voilà qu’arrive le tour du Frigo qui m’a tant captivé, le prix de départ est de quinze euros et aussitôt le coude de Fab me rappelle que je dois signaler que je suis intéressé.
Je lève à peine ma main que déja le commissaire priseur clame : “Voila un jeune homme preneur a quinze euros! Quelqu’un d’autre pour ce…euh…cet ancien réfrigérateur?”
Il a l’air presque géné d’essayer de refourguer cette antiquité.
Un vieux mec avec un béret lui fait un signe de tête.
-”AH, nous avons un monsieur qui propose vingt euros.”
-”Vas-y, vas-y!!!” me chuchotte Fab.
Le commissaire m’interroge du regard. Je lui fait à mon tour un signe en pensant que ce petit jeu est assez excitant.
-”Nous avons vingt-cinq euros ici pour le jeune homme”
Le vieux béret tremblotte puis annonce d’une voix bourrue: -”TRENTE pour moi!!”
Fabrice me regarde en face et marmonne: “Salaud de vieux batârd de chauve”
Je ris et lui chuchotte alors : -”Moins fort Fab !! De toute façons j’ai pas assez de sous…”
Dans les yeux de Fabrice luisent une flamme que je connais bien, révolte réflexion et détermination, un cocktail que je crains et admire a parts égales.
Déja il est debout, il se faufille entre les chaises jusqu’Ã pouvoir poser sa main sur l’épaule de l’homme au béret et crie : -”CINQUANTE EUROS POUR MOI”
Puis il se penche vers l’oreille de mon concurent et lui chuchotte quelque chose que je n’entend pas. L’homme au béret se tourne un instant vers moi l’air choqué, mais Fabrice le tient toujours par l’épaule, un sourire carnassier aux lèvres.
Le commissaire priseur surpris par la tournure des évènements met un certain temps à annoncer : “Cinquante euros une fois……..Cinquante euros deux fois….”
Le vieux au béret regarde ses chaussures et ne bouge pas.
-”Cinquante euros trois fois adjugé vendu à ce jeune homme au fond de la salle”
Fab me fait un clin d’oeil, lève les bras au ciel et exulte comme si il venait d’échanger la Joconde contre un Carambar .
mai 19th, 2007 at 4:11
LA suite la suite ! encore une histoire !!
mai 21st, 2007 at 2:12
Je suis assez fan aussi! on veut la suite!